Une premieÌre question si tu le veux bien Agathe ; quel est ton parcours ?
Agathe Lavarel : J’ai eÌtudieÌ tout d’abord la fluÌte traversieÌre classique aÌ Strasbourg et joueÌ dans des orchestres symphoniques. Puis je suis ensuite partie pour Paris pour eÌtudier la fluÌte et le chant jazz. C’est pendant mon eÌcole de jazz que je me suis rendue compte que j’avais envie de sortir de l’interpreÌtation de partitions et de l’improvisation et de composer. J’ai donc passeÌ des concours pour eÌtudier aÌ MontreÌal deux ans aÌ l’UQAM et l’UniversiteÌ de MontreÌal et me speÌcialiser en composition pour du films, du jeux videÌos, de la musique interactive et des expeÌriences immersives.
J’ai habiteÌ deux ans laÌ bas, et ce faisant, en meÌme temps j’ai commenceÌ aÌ travailler en assistant des compositrices et compositeurs, et j’ai inteÌgreÌ une entreprise speÌcialiseÌe dans la musique aÌ l’image. Ce sont deux anneÌes ouÌ j’ai eÌnormeÌment appris et ouÌ je me suis professionnaliseÌe treÌs rapidement.
Je me suis ainsi retrouveÌe aÌ faire de la direction d’orchestre, aÌ faire de la copie, de l’arrangement, de la production avec d’autres compositeurs et compositrices pour des longs-meÌtrages, documentaires, jeux videÌos et expeÌriences immersives. Et en travaillant, j’ai pu payer mes eÌtudes, et suis revenue en France pour finir mes eÌtudes au CNSMD** de Lyon dans la classe des compositeurs aÌ l’image. J’ai termineÌ mon cursus en 2024.
On ne peut pas dire que tu aies perdu du temps !
Agathe Lavarel : (Rires) Non... ApreÌs le CNSMD de Lyon, j’ai immeÌdiatement travailleÌ, notamment avec Erwann Kermorvant et CleÌmentine Charuel qui m’ont contacteÌe et m’ont proposeÌe de les aider ! Et laÌ on parle d’orchestration et de musiques additionnelles pour les seÌries Astrid et RaphaeÌlle (les saisons 5 et 6, ndlr) et Joseph, respectivement pour France 2 et TF1. Mes deÌbuts en France en 2024 c’eÌtait alors d’assister le compositeur, faire de la copie et tout preÌparer pour l’enregistrement avec les orchestres, tout en composant eÌgalement pour des pieÌces de theÌaÌtre notamment de la Compagnie L’Onde dirigeÌe par Manon Ayçoberry, des courts-meÌtrages (Les Homards - Maia Descamps par exemple) et jouer dans des groupes pop eÌleÌctro en tant que fluÌtiste et chanteuse.
Et tu viens de composer la bande originale de ‘L’EÌcologie des sentiments’... Je ne sais pas si je m’avance, mais il transparait de suite cet amour de la musique classique, des ‘codes’ qui la reÌgissent ! On sent comme un besoin d’exprimer ce gouÌt, cette opportuniteÌ qui t’es donneÌe d’eÌcrire une partition inspirante !
Agathe Lavarel : En fait c’est un film loufoque, un peu deÌcaleÌ, ouÌ j’ai pu prendre des risques et faire ce que je voulais, parce qu’Alexandre Steiger, le reÌalisateur, a un vrai gouÌt pour la musique et pour le classique, il est pianiste par ailleurs. Il en a joueÌ sur le piano du Festival de Cabourg, c’est laÌ que je me suis rendue compte qu’il en jouait treÌs bien, mais que par pudeur peut-eÌtre, il ne m’en avait peu montreÌ. Il a une oreille treÌs fine, et une capaciteÌ aÌ faire reÌveÌler le meilleur chez chaque interlocuteur. Et pour un premier long- meÌtrage, c’est une vraie chance. J’avais l’eÌteÌ 2025 pour travailler sur ce film, c’est du luxe... C’est du luxe et en meÌme temps, c’eÌtait juste, car je suis arriveÌe en fin de montage.
Tu es intervenue sur les derniers jours de montage, afin de te laisser le temps de t’impliquer et de te familiariser avec le sujet, l’eÌquipe ?
Agathe Lavarel : Oui, j’ai commenceÌ aÌ aller en salle de montage fin mai, et durant tout le mois de juin, je leur ai proposeÌ des rendez-vous pour que je puisse rentrer dans l’univers. Avant de composer quoique ce soit, mon objectif eÌtait de comprendre ce qu’Alexandre voulait ; et surtout ce qu’il ne voulait surtout pas ! De deÌcouvrir son univers, mais aussi les eÌcueils qu’il pourrait y avoir, car c’est un film qui est particulier : il est loufoque, il obeÌit aÌ ses propres codes. On peut alors treÌs vite rentrer dans une approche qui ne fonctionnerait pas du tout. Il me fallait trouver un ‘vocabulaire’ qui puisse s’adapter, et convenir au sujet.
On a passeÌ deux apreÌs-midi avec les deux monteurs et Alexandre aÌ en discuter, sans que je compose aucune musique puis j’ai ensuite fait une premieÌre proposition fin juin. C’eÌtait le morceau «Le Premier acte de Lola »... et ça a eÌteÌ la seule version... et le premier titre du film. Pour moi c’eÌtait geÌnial, parce ce que ça m’a aÌ nouveau confirmeÌe qu’il faut absolument passer du temps en salle montage avant de composer quoique ce soit.
On a l’impression de s’eÌloigner de la composition aÌ l’image standard... tu es avec le reÌalisateur avant de composer, tu assistes aÌ la finalisation du montage, tu as de veÌritables interactions !
Agathe Lavarel : Mon objectif premier eÌtait d’essayer de passer du temps en montage, parce que j’ai conscience que le troisieÌme personnage qu’est la musique du film, se deÌfinit par la relation que je vais avoir avec le monteur et le reÌalisateur. C’est super important que je comprenne aussi leur lien et la place du monteur dans le film, parce que nous travaillons de manieÌre « triangulaire », avec des effets de « ping-pong ». On doit tenter de creÌer une osmose entre nous. Il me faut cerner comment le monteur exprime sa creÌativiteÌ avec son reÌalisateur, ça permet eÌgalement de jouer aÌ trois, de prendre des risques, et d’arriver aÌ parfois composer des choses qui ne fonctionnent pas, mais on pourra en rire, au lieu d’eÌtre paniqueÌ aÌ l’ideÌe de ne pas trouver. Et cela nous permet de s’eÌtonner ensemble des propositions.
Mais au final qu’est-ce qui est le plus important pour toi dans ce processus complexe qui te permettra d’eÌcrire une partition ?
Agathe Lavarel : Avant meÌme d’avoir poseÌ la moindre note, il faut savoir pourquoi la musique est laÌ. Quelle est sa place dans le reÌcit ? Quelle fonction doit-elle remplir aÌ chaque seÌquence ? Quel est le premier personnage, quelle est la narration, et pourquoi suis-je laÌ, en tant que compositeur ? Ce travail en amont est essentiel. Il permet de gagner en qualiteÌ, en profondeur, mais aussi en maturiteÌ dans les eÌchanges avec le reÌalisateur. On ne parle plus simplement de musique : on entre au cœur du sujet, de l’histoire et de ce qu’elle cherche aÌ raconter. Travailler sur un film, c’est d’abord rencontrer un reÌalisateur ou une reÌalisatrice, deÌcouvrir son histoire, mais aussi comprendre son parcours. Certains travaillent depuis quatre ou cinq ans sur un projet. Au fil du temps, ils ont construit un univers qui leur est propre, avec ses codes, ses obsessions, ses fragiliteÌs. Il faut alors prendre le temps de l’explorer et de le deÌcouvrir avec enthousiasme.
C’est aussi toute la complexiteÌ du meÌtier : entrer dans une histoire, mais aussi dans la teÌte de ceux qui la portent. S’approprier leur univers sans jamais le deÌnaturer. Comprendre ce qui se joue derrieÌre les images, ce qui est dit, mais aussi ce qui ne l’est pas.
Et c’est preÌciseÌment ce genre de rencontre qui me fait grandir musicalement. Pour comprendre un reÌalisateur, il faut parfois prendre des risques, sortir de ses habitudes, chercher laÌ ouÌ l’on n’aurait pas spontaneÌment chercheÌ. Il faut parfois remplir un vide, trouver ce qui manque aÌ une sceÌne pour qu’elle puisse pleinement exister.
C’est cette recherche qui me porte. Elle permet de construire une veÌritable relation avec le reÌalisateur, une relation de confiance et de dialogue. Et lorsque cette relation fonctionne, elle finit neÌcessairement par se ressentir dans la musique : elle devient plus juste, plus profonde, et surtout plus intimement lieÌe au film.
Le baroque, avec cette « omnipreÌsence du clinquant et du kitsch », du fastueux et du lumineux... ; et puis de la pop, avec une touche de jazz, les syntheÌs et le modernisme ; c’eÌtait eÌvident deÌs le deÌbut ?
Agathe Lavarel : Ce qui m’a immeÌdiatement inteÌresseÌ dans cette comeÌdie romantique, c’est son coÌteÌ deÌjanteÌ, mais aussi la nature de cet amour marginal et timide qui unit FeÌlix et Lola. Tout, chez eux, semble les opposer. D’un coÌteÌ, FeÌlix, fils aÌ papa hyperproteÌgeÌ, plutoÌt asocial, eÌvolue dans un univers baroque, presque hors du temps, fait de poeÌsie et de courtoisie. De l’autre, Lola est profondeÌment ancreÌe dans le monde contemporain. VeÌgan, militante, elle monte aÌ Paris avec l’intention de « balancer des pieds de porc au Salon de l’agriculture ». C’est en arrivant dans son hoÌtel qu’elle rencontre FeÌlix. La question musicale eÌtait donc assez eÌvidente : comment faire coexister ces deux mondes ?
J’ai choisi de prendre le risque de meÌlanger le baroque de FeÌlix aÌ quelque chose de plus deÌcaleÌ, de le faire dialoguer avec une musique pop, des jeux de syntheÌtiseurs et des voix. L’ideÌe eÌtait de creÌer un langage musical qui soit aÌ l’image de leur rencontre : inattendu, mais finalement eÌvident.
Ces deux personnages ne devraient, en theÌorie, jamais se rencontrer. Dans ma musique, je voulais preÌciseÌment provoquer cette rencontre : faire dialoguer des sonoriteÌs que l’on n’aurait pas forceÌment imagineÌ entendre ensemble, creÌer des frottements, des surprises, mais aussi une forme d’harmonie.
Au fond, toute la reÌflexion eÌtait laÌ : comment faire naiÌtre quelque chose de festif aÌ partir de deux univers qui semblent, au deÌpart, incompatibles ? La musique devait eÌtre le lieu de cette rencontre.
Un morceau comme « Les deux dans la baignoire », au style particulier, assez compliqueÌ finalement, c’est un morceau que tu as proposeÌ et qui a eÌteÌ accepteÌ de suite ?
Agathe Lavarel : « Ah... » (rires). « Les deux dans la baignoire », la premieÌre version que j’ai proposeÌe a eÌteÌ refuseÌe. Et c’est aussi ce qui est inteÌressant dans le travail de composition pour l’image : un refus permet de se remettre en question. Est-ce que j’ai mal interpreÌteÌ l’intention du reÌalisateur ? Est-ce que je suis passeÌe aÌ coÌteÌ de la psychologie du personnage ?
C’est aÌ ce moment-laÌ qu’il faut revenir au sceÌnario, au traitement, et prendre le temps d’en discuter, et de poser des questions. La sceÌne correspond au premier baiser entre Lola et FeÌlix. Un moment romantique, eÌvidemment, mais surtout treÌs pudique. Dans ma premieÌre proposition, j’avais composeÌ une musique trop intense. Alexandre m’a alors fait remarquer qu’elle ressemblait davantage aÌ un point culminant, au climax d’une sceÌne, comme si ce baiser constituait une fin en soi.
Or, ce n’eÌtait pas le cas. Il fallait de la tendresse, pas un feu d’artifice hollywoodien. Ce baiser n’eÌtait pas un aboutissement : c’eÌtait un commencement, un simple effleurement. La musique devait donc rester aÌ cette eÌchelle, presque fragile.
Nous avons finalement choisi de reÌduire la matieÌre au maximum : un seul instrument, un piano. La meÌlodie, joueÌe dans cette simpliciteÌ, eÌvolue progressivement avant d’eÌtre finalement accompagneÌe par le quatuor. Et cette fois, le passage a eÌteÌ accepteÌ.
Plus largement, ce qui a eÌteÌ preÌcieux sur l’ensemble du film, c’est la manieÌre dont Alexandre m’a aideÌ aÌ preÌserver cette lenteur, cette tendresse et cette douceur. Il m’a guideÌ vers davantage de justesse, m’a appris, en quelque sorte, aÌ ne pas trop en faire. AÌ laisser respirer les sceÌnes, aÌ faire une place au silence. C’est peut-eÌtre aussi cela, composer pour l’image : savoir quand ajouter une note, mais surtout savoir quand ne pas en ajouter et apprendre aupreÌs d’un.e reÌalisateur.ice.
Le theÌme des « Deux dans la baignoire » trouvera d’ailleurs une nouvelle couleur dans « Aimons-nous dans une baignoire », reÌarrangeÌ pour le geÌneÌrique de fin. Une manieÌre de faire reÌsonner, une dernieÌre fois, ce motif qui avait commenceÌ dans l’intimiteÌ d’un piano.
Peux-tu nous parler de l’enregistrement, qui s’est d’ailleurs fait ouÌ ?
Agathe Lavarel : L’enregistrement s’est deÌrouleÌ au Studio Sequenza, aÌ Montreuil, en septembre dernier. Une eÌtape que j’abordais avec confiance malgreÌ le stress : ayant deÌjaÌ l’expeÌrience de l’enregistrement de diffeÌrentes familles d’orchestre, je savais comment preÌparer et organiser une session de ce type.
Je ne voulais pas me disperser avec les taÌches de copie et de preÌparation des partitions. Je voulais pouvoir me concentrer pleinement sur la creÌation et sur la musique. J’ai donc fait appel aÌ Emma KeÌlaleÌche, qui m’a accompagneÌe tout au long du film pour assurer les copies et la preÌparation de l’enregistrement. C’est eÌgalement une formidable compositrice, au-delaÌ de son travail d’assistante. Violoniste elle aussi, elle m’a eÌgalement accompagneÌe lorsque j’ai eu besoin d’enregistrer en amont certaines parties de violon, notamment pour preÌsenter des passages au reÌalisateur.
La session s’est organiseÌe par groupes : quatre heures pour les cordes, avec le quatuor, et deux heures pour les chœurs. Quant aux autres voix que l’on entend dans la musique, ce sont les miennes.
Pour le quatuor, j’ai fait appel aÌ certains musiciens avec lesquels j’avais deÌjaÌ travailleÌ. Mais enregistrer en septembre, au moment ouÌ les saisons musicales reprennent, relevait presque du deÌfi. Les musiciens sont alors extreÌmement solliciteÌs : rentreÌe aÌ la Philharmonie, engagements dans diffeÌrents orchestres, enseignement... Les disponibiliteÌs eÌtaient rares. Il y a meÌme eu des changements de musiciens jusqu’aÌ l’avant-veille de l’enregistrement. Pour les choristes, nous avons reÌussi aÌ constituer le groupe seulement quatre jours avant la session. Ces changements de programme ont rendu l’organisation particulieÌrement complexe, mais mon agent, Emeline Marabelle, de Bellemeute Agency, a eÌteÌ formidable et a reÌussi aÌ trouver des solutions jusqu’au dernier moment.
Et finalement, malgreÌ cette course contre la montre, l’enregistrement s’est deÌrouleÌ aÌ une vitesse eÌclair — et de manieÌre extraordinaire. Pour moi, c’eÌtait comme recevoir un bouquet d’anniversaire.
J’avais eÌgalement envie de profiter de cette session pour proposer aÌ des personnes qui ont rarement l’occasion d’assister aÌ un enregistrement de venir. Les deux monteurs image, la productrice, le directeur de postproduction et plusieurs autres personnes impliqueÌes dans le film sont venus eÌcouter.
Cela a transformeÌ la session en un veÌritable moment collectif. Pendant une journeÌe, tous ceux qui avaient participeÌ, chacun aÌ leur manieÌre, aÌ la naissance du film se sont retrouveÌs autour de la musique. Et tout s’est parfaitement bien passeÌ.
C’eÌtait une journeÌe rare, aÌ la fois intense et joyeuse!
J’ai enregistreÌ des bruits du super veÌlo (peÌdales, bruits de rayon etc) de Loris Bernot (mixeur du film) pour deux morceaux : « Course Pour suite » ou encore « Ouestern » au moment ouÌ l’on se retrouve dans une confrontation entre des manifestants vegans et des policiers aÌ veÌlo.
Une dernieÌre question... comment eÌcris-tu..., tu entends ta musique, tu la ressens ?
Agathe Lavarel : La plupart du temps la premieÌre impression est la meilleure. Je vais composer au piano, souvent de façon instinctive. Je deÌcide ensuite des instruments avec lesquels je veux travailler.
Je sors aussi beaucoup pour boire des cafeÌs, eÌcouter des copains jouer, et marcher ! Ca me permet de prendre du recul et de prendre conscience des ideÌes qui sont sorties. Le plus dur, une fois que j’ai un air joueÌ au piano, c’est de garder la meÌme ideÌe, de reÌussir aÌ le cultiver et aÌ le deÌvelopper sans changer de cap.
Tu parles « d’ideÌe » ou « d’impression »... mais est-ce aÌ dire que lorsque ta musique « survient » tu la fredonnes, tu la retranscris...
Agathe Lavarel : Souvent, ce sont les meÌlodies qui arrivent en premier. Je les fredonne ou je les chante. Si j’arrive aÌ bien les garder en teÌte, c’est que je tiens quelque chose. Ensuite, je travaille l’harmonie autour de cette meÌlodie. Et si je n’arrive pas aÌ la chanter, je prends ma fluÌte et j’improvise.
Les structures et le deÌveloppement arrive souvent en prenant un cafeÌ aÌ l’exteÌrieur ou en marchant. Quand ça arrive, je prends mon teÌleÌphone et j’enregistre. Pour moi, c’est beaucoup d’allers-retours. Il faut savoir respirer, s’arreÌter, prendre du recul et aller chercher de nouvelles inspirations ailleurs. Je traiÌne aussi beaucoup dans le milieu du jazz, donc j’aime aller eÌcouter de la musique en live. Ça me permet de me ressourcer, de me nourrir autrement et de revenir ensuite aÌ ma musique.
C’est avec cette bien jolie phrase que se conclut cette interview avec Agathe Lavarel !
Nous avons reÌaliseÌ cet entretien au teÌleÌphone, la retranscription qui a suivi est toujours une eÌtape un peu longue... Nous espeÌrons que vous aurez eu plaisir aÌ la lire.
* Diplôme d'études supérieures spécialisées en musique de film
** CNSMD Lyon. Conservatoire National Supérieur Musique et Danse
Sylvain Ménard, août 2026
[entretien réalisé au téléphone]
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