'SIDERA’, l’album de musique classique contemporaine composé et orchestré par Andrea GRANT est sorti chez le label AGM

SIDERA est un album solo d’Andrea Grant, s’inscrivant dans un contexte orchestral et moderne, de facto une œuvre contemporaine classique, puisant dans des motifs impressionnistes et au caractère introspectif, où les thèmes se déroulent lentement, et ou l’on sent poindre comme une vague de nostalgie, une sensation de mélancolie. C’est un peu notre coup de cœur ‘moderne classique’ de ce début de mois !

Le compositeur italien Andrea GRANT, s’attaque à une œuvre complexe et osée, son ‘grand-œuvre’ ?, avec une composition parfaitement maitrisée et inspirante, n’hésitant pas à sortir de sa zone de confort et à s’attaquer à une écriture qu’on ne peut qualifier que de ‘classique’. 
Avec ‘SIDERA’, il fait appel au Budapest Scoring Orchestra, afin de mélanger les cordes, le piano et les synthétiseurs et ce afin de nous offrir une musique particulièrement mélodique et inventive, ou l’auditeur aura l’impression de plonger dans un univers autant sonore que visuel, baigné dans ces ambiances délicatement éthérées et suggestives.
Si on pense bien sûr à l’impressionnisme (français… et oui !), aux codes qui s’y réfèrent ainsi qu’aux compositeurs qu’on a pu y rattacher - que ce soient Debussy et Ravel, en passant par Dukas, Lili Boulanger, Ottorino Respighi ou Jean Sibelius, parmi d’autres - ; le rapprochement que l’on peut faire réside bien dans ces sensations qui semblent surgir à l’écoute de cette musique… dans ce langage qui paraît nous inviter à imaginer ou voir des choses, et provoque en nous ces réactions !
 
Après plusieurs écoutes (et il faut bien ça), nous nous sommes fait la réflexion que ce compositeur méritait toute notre attention ; et que cet album nous avait offert tout un monde de perception, entre sensibilité et douceur, où la langueur semblait s’établir dans un lent processus, où le mode aurait été en mineur, mais sans évoquer la tristesse. Une certaine mélancolie, nous vous l’accordons, avec comme des pointes de nostalgie ; mais qui rendent cet univers attachant et profond. 

On parlera de notre affect et de nos réactions émotionnelles à l’écoute de ces passages - sachant que nous sommes tous différents, et par la même sensibles (ou non) à certaines mélodies, certains modes, ou tempis… - et ceci a été débattu et documenté par de nombreuses études. Ici, c’est probablement à la première note que le phénomène s’installe, et ensuite lorsque se conclut la phrase, que l’émotion nous étreint. C’est assez logiquement ; même si la logique n’a rien à faire ici, tout étant question de sensibilité ! ; que l’œuvre nous interpelle et déclenche en nous ces émotions.

Après avoir œuvré sur des films et documentaires, parmi lesquels, ‘Tokyo Giant: The legend of Victor Starffin’, ‘Dakota’, ‘Tuscanini: a story of traditions’, ou pour le film ‘The Letter’ inspiré par l’œuvre de Lovecraft ; Andrea GRANT va dans une direction où on ne l’attendait pas, écrivant un opus qui pourrait en désarçonner quelques-uns, mais qui pour peu que vous ayez l’envie de découvrir une très belle œuvre, ne pourra que vous convaincre !


Sylvain Ménard, juin 2026

SIDERA
Composé et orchestré par Andrea GRANT
Label : AGM
(date de sortie : 29 mai 2026)
01. Rain Of Waves 3:05
02. As If By Touch 4:09
03. Rarefied 4:28
04. 76 Reco 2:37
05. I Am Land 4:23
06. Carved In Stone 3:36
07. Black Road 3:53    
08. Sidera 3:09    
09. Of Prairie Winds 4:21    
10. Dawn Of Light 4:49    
11. Who He Was 3:56    
12. Last Reverie 3:38