Sortie du dernier métrage de Cheyenne-Marie Carron, ‘IL ÉTAIT UNE FOIS LE PRINTEMPS’, un film à voir,… un film qui invite les « personnes », « humains » que nous sommes, à s'interroger…

Cheyenne-Marie Carron offre avec son dernier métrage, ‘IL ÉTAIT UNE FOIS LE PRINTEMPS’, une réflexion au spectateur sur l’immigration, et la possibilité de s’ouvrir au débat autour de ce que signifie l’hospitalité et de ce que représente ce phénomène des migrants.
S’éloignant presque de son sujet de prédilection, la foi, mais finalement l’ancrant dans un contexte d’écoute, d’accueil et de respect de l’autre - les valeurs du christianisme in finé - la réalisatrice nous invite à assister à cette sorte de ‘discussion autour d’un thème’, au-delà du clivage, des poncifs et des idées reçues.

Cette thématique précise qui porte sur la religion, mais qui se décline au gré des ans au travers de sujets diversifiés ; tels l’autre, l’accueil, l’immigration, ou même le harcèlement ; est précisément ici la toile de fond du discours, et dans le cinéma de « Cheyenne-Marie Carron ça prend une forme spécifique, un mode auquel le spectateur va adhérer.
Film social pour certains, réflexion sur l’humain pour d’autres, le film brosse un portrait très authentique de personnes confrontées au  problème de l’arrivée de « l’étranger » !
Il nous semble alors qu’on porte un regard sur la charité chrétienne, sur cet équilibre fragile entre ce qu’on peut faire, ce qu’on doit faire, et ce qui - quelque part - nous dérange le moins. Telle serait en substance la réflexion à quelle nous pousserait la vision du métrage, pourquoi telle démarche serait bien vue, telle autre pas… La foi, le christianisme, et ce qu’il engendre, l’empathie, l’écoute, l’accueil (le maître-mot) ; ne sont presque ici que ce qui émerge ; le vrai sujet de fond, étant notre humanité et notre capacité à accepter ou à se dépasser.
Et ici, ce n’est pas un vain mot, tant les clichés de toutes sortes peuvent être pléthoriques, tant nos craintes soulignent les errances des autres (jamais les nôtres) ; et dans le même temps, alors que l’actualité nous a maintes fois montré des excès, combien il est évident - à l’aune de notre perception (ou la connaissance) de faits qui se sont déroulés - qu’il y a des réalités qu’on ne peut ignorer. 
Subtil mélange de crainte, d’envie d’aider, de repli sur soi - c’est un peu tout ça qui nous percute à la vision du film. 
‘Comment bien faire’ serait le mot de la fin… !


Synopsis : Paul élève seul sa fille Agathe dans un village soudé autour de sa paroisse. Lorsqu’un prêtre annonce l’arrivée de migrants africains, la communauté se divise. Paul et Agathe soutiennent cette initiative, convaincus de sa richesse humaine, tandis que Marta, leur aide familiale, d’origine étrangère, s’y oppose, craignant une menace.


Sylvain Ménard, octobre 2026

IL ÉTAIT UNE FOIS LE PRINTEMPS
Réalisé par Cheyenne Carron 
Scénario : Cheyenne Carron
Avec : Alexandre TRIACA, Leslie TOMPSON, Evangéline CHANCERELLE, Laurent BOREL, Tcheny DRAMANI, Geneviève EMMANUELLI 
Distribué par Hésiode Productions
Genre : Drame
Origine : France
Durée : 1 h 40