Ce film est une pépite, un petit chef d’œuvre qui met tous les spectateurs installés pour une séance dans un cocon protecteur. Leçon de poésie, de délicatesse. Chaque scène ressemble à un tableau d’art plein de grâce. Mme Takeda à travers la fluidité de ses gestes, du simple pliage d’une serviette à la cuisson et la présentation de ses pâtisseries, de la qualité de l’eau à la manière de la puiser fait l’éloge de la lenteur et de la contemplation aux vertus apaisantes. Le mouvement immuable des saisons et la perfection des gestes nous apprennent à profiter du temps qui passe, à respecter la nature. Le personnage de Michiko fonce dans l’existence mais reproduit sans en prendre réellement conscience un schéma ancestral. Noriko apprend le temps qui passe, le détachement du quotidien, en un mot la liberté.
La deuxième partie du film aborde une réflexion sur la vie, la famille, le chagrin, le partage, l’amitié, sans débordement, par petites touches.
Raffinement, élégance caractérisent ce film, hymne à l’harmonie. Il faut aller voir ce film qui nous donne à réenchanter nos actes!
Marie-Claire Bergère